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Municipale 2008 in Bastia

U votu di a resistenza pè a difesa di u populu corsu



C’est au cours d’un meeting à Lupinu, le 09 novembre, devant plus de 200 personnes, que Corsica Nazione Indipendente a présenté aux bastiais la philosophie politique et le sens de sa candidature aux prochaines élections municipales de mars 2008.

Une position conforme au souhait exprimé, en juin dernier, par les sections Bastia et Lupinu. A cette occasion, les 10 premiers noms de la liste ont été dévoilés. Le Mouvement est donc en ordre de bataille pour mettre un terme à la dynastie Zuccarelli qui a conduit, depuis de nombreuses années, la ville de Bastia à la ruine.

C’est Vincent Stagnara qui a ouvert les débats, en tant que président du comité de soutien à la liste Corsica Nazione Indipendente. Il a rappelé que des propositions de liste commune ont été faites à nos partenaires indépendantistes, notamment U Rinnovu, mais que malheureusement aucune réponse n’avaient été données. Il n’en demeure pas moins que CNI reste attachée à l’union et qu’elle fera tout pour la réaliser, la concrétiser, avec les indépendantistes et autonomistes, dans l’optique d’un 2ème tour. Dans l’attente, Vincent Staganra a présenté les “ 10 premiers vraisemblables ” qui sont : Jean-Guy Talamoni, Rosa Prosperi, Gérard Romiti, Marie- Dominique Dianoux-Stefani, Dany Valdrighi, Marie-Thé Rotily Forcioli, Ange-Marie Taviagni, Marie-Jo Gandolfi, Jean-Baptiste Lucciardi et Karine Franceschi. Tour à tour, Rosa Prosperi, Gérard Romiti et Jean-Guy Talamoni se sont notamment succédés à la tribune.

Rosa Prosperi a rappelé que la démarche de Corsica Nazione Indipendente se situait dans le droit fil historique de 30 ans de lutte. Elle a regretté le manque de dialogue et de concertation qu’il existait à la Mairie de Bastia, car l’opposition n’a aucun droit et n’est pas écoutée. Rosa Prosperi a également critiqué le manque d’ambitions, les pratiques clanistes et l’immobilisme dans lequel se trouve Bastia. La ville est en coupe réglée, notamment Lupinu, au profit d’intérêts particuliers et non au service de l’intérêt collectif de la population. Elle a dénoncé les gesticulations médiatiques actuelles d’Emile Zuccarelli, auprès des bastiais, alors même qu’il est absent le reste du temps... Elections municipales obligent certainement...

Pour CNI, il est temps de changer de cap. Bastia doit être une ville vivante, animée, et qui ne soit pas privée de démocratie. Cela passe par une écoute permanente et attentive de la population, sans qui rien ne peut se faire. Gérard Romiti a mis en avant le rôle joué par les élus de CNI dans divers dossiers, et plus particulièrement celui du port de Bastia.

La municipalité souhaite la création d’un méga port au sud de la ville, à l’Arinella qui va à l’encontre de l’intérêt écologique et économique. Gérard Romiti a dénoncé le coût exorbitant de ce projet et les appétits financiers qu’il incite...d’autant plus qu’il n’y aura aucune retombée économique pour les petits commerçants bastiais, déjà étouffés par les pratiques des grandes surfaces de distribution. CNI propose l’extension du site actuel, avec notamment la création d’une digue de 200 mètres vers le sud, qui aurait pour avantage de protéger le port et le vieux port, dans une perspective, à la fois, de mise en valeur touristique et de pérennisation de l’activité économique de nombreux marins-pêcheurs.

Enfin Jean-Guy Talamoni a lié le combat municipal au reste de lutte nationale, en dénonçant la spéculation immobilière qui amène de nombreux Corses, et à fortiori bastiais, à ne plus pouvoir se loger de façon décente ou la décorsisation des emplois dans les administrations.

C’est une logique qu’il est nécessaire de combattre car elle contribue à chasser las Corses de chez eux. Cette position est celle de Zuccarelli et non de CNI qui refuse la disparition du peuple corse sur sa terre. A ce titre, il était plus que jamais nécessaire de faire preuve de résistance et de solidarité avec tous les Corses qui luttent, qu’elle qu’en soit la manière, contre cet état de fait, cette volonté de normalisation, cette logique assimilatrice.

Corsica Nazione Indipendente ne fera jamais aucune concession au système colonial français.

Cécilia





 

© Corsica Nazione Indipendente — 2008